Home » Informatique » Une silence d’ailleurs

Une route qui s’échappe vers l’infini, une station service isolée en plein désert, ça ne vous rappelle pas quelque chose? Cette fois-ci, le décor est planté dans le sud de la France, quelque part à côté d’une grande ville qui suscite les convoitises de Jeanne, une jeune femme qui ne réussit pas à guérir du départ inattendu de son mari. Elle vit avec Marcel, un compagnon provisoire, et son fils Christophe. Cigarette à la main, douze ans sur le visage et vingt dans la tête, le jeune garçon est persuadé que chaque jour qui passe le rapproche du retour de son père. Un jour, il rencontre Mostephe, un Algérien de vingt-cinq ans, qui fait tomber une à une les barrières qui les séparent… Dès les premières images, «Le silence d’ailleurs» donne une impression de déjà-vu. Les étendues désertes de «Bagdad Café» se mêlent maladroitement à une musique dérivée de celle du «Grand bleu» et une canicule digne de «37°2 le matin». L’histoire de cet enfant déchiré par la séparation de ses parents ne fait pas particulièrement preuve d’originalité. Pour son premier film, Guy Mouyal a voulu raconter une histoire simple. Dommage que son scénario parte dans tous les sens et que les relations entre ses personnages demeurent inachevées… Restent le charme de Clémentine Célarié et la bonhomie habituelle de Michel Galabru qui campe un tonton bourru au cœur tendre. Et puis, il y a la découverte du film, le jeune Grégoire Colin, confondant de naturel. Il fait là des débuts prometteurs.

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